lundi 7 septembre 2009

Travailler moins

Le productivisme de nos sociétés contemporaines nous fait parfois oublier qu’il peut être nocif à la santé. On en veut pour preuve les récents drames qui ont frappés les cadres d’entreprises pourtant réputées pour leur management. En réalité, bien des méthodes de gestion sont en cause.
On a fait pendant longtemps croire aux gens que leur bonheur résidait dans l’activité. Le travail, c’est la santé, dit le dicton. C’est vrai, mais certaines méthodes de management anglo-saxonnes ont prônées le multi-tasking, c’est-à-dire l’idée qu’une seule personne pouvait s’acquitter de plusieurs tâches simultanément. Or, il s’avère que non seulement cette théorie permet à certaines entreprises de supprimer des postes, mais elle est également à l’origine de graves troubles psychologiques. En effet, l’employé n’a plus un seul objectif à atteindre, mais plusieurs, et c’est ce qui peut provoquer à la fois un surcroît d’angoisse et aussi une forme de schizophrénie du travail. Si l’on commence à se demander par quoi l’on va commencer lorsque l’on a une montagne de travail devant soit, il est évident qu’on est stressé avant même d’avoir fait quoi que ce soit.
Il est alors impératif de revenir à des valeurs plus saines. Pour diminuer le stress au travail, il est important de gérer efficacement son temps.
Pour cela, il y a plusieurs habitudes à prendre:
Il faut définir un ordre de priorité aux tâches que l’on doit effectuer.
Il faut toujours compléter une tâche avant de s’atteler à une autre.
Si l’on voit que l’on nous confie trop de missions, il faut soit déléguer, soit dire NON.
Il faut se ménager des plages de relaxation: sortir carrément du cadre de l’entreprise, aller faire un tour en voiture, ou mieux, à pied.
Il faut absolument parler de ses problèmes à d’autre tout en veillant à ne pas les asphyxier.
Il faut aussi demander de l’aide à son entourage.
Il faut en un mot connaître ses limites et faire en sorte que personne ne nous oblige à les dépasser. Si l’on y parvient, on pourra alors vivre … à notre rythme, en travaillant à notre convenance, car n’est-ce pas - après tout - cela la clé de notre bonheur?
Allez, bon courage …

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